Végétaliser une terrasse en béton
Une terrasse en béton, c’est solide, stable, souvent facile à nettoyer… et souvent trop minéral. L’été, la dalle chauffe. L’hiver, l’espace paraît vide. Végétaliser une terrasse en béton, c’est apporter de l’ombre, du relief, de l’intimité, et surtout une sensation de “pièce en plus” utilisable au quotidien.
Le point important : sur une terrasse en béton, la réussite ne dépend pas du nombre de plantes. Elle dépend du respect de 3 contraintes : l’eau (évacuation + arrosage), le poids (charges), et l’étanchéité (si on est sur toiture-terrasse ou dalle avec complexe d’étanchéité). Le NF DTU 43.1 encadre notamment les travaux d’étanchéité des toitures-terrasses avec élément porteur en maçonnerie.
Aux Jardins de Julien, c’est exactement notre terrain : terrasses urbaines, cours, balcons, rooftops. Nous concevons une végétalisation qui tient vraiment dans le temps, avec une mise en œuvre propre, des finitions nettes, et un entretien réaliste (ou un contrat d’entretien si vous voulez qu’on s’en charge).
Terrasse en béton : de quel “béton” parle-t-on ?
Avant de parler plantes, on clarifie le support. “Terrasse en béton” peut vouloir dire plusieurs choses :
Dalle béton brute (rez-de-chaussée, jardin de ville, cour, patio).
Toit-terrasse / terrasse sur étanchéité (très fréquent en immeuble).
Terrasse béton avec carrelage collé, ou revêtement ancien à reprendre.
Pourquoi c’est important ? Parce que la manière de poser des bacs, de gérer l’eau, et de protéger le support n’est pas la même. Sur une terrasse sur étanchéité, on évite tout ce qui perce, on protège le complexe, on respecte les évacuations et les relevés. Les règles professionnelles sur les toitures et terrasses végétalisées traitent précisément de ces sujets (élément porteur, étanchéité, couches drainantes/filtrantes, substrat, charges).
Les 5 grandes façons de végétaliser une terrasse en béton
1) Les bacs et jardinières (la solution la plus polyvalente)
C’est la méthode la plus fréquente sur dalle béton, balcon/terrasse, rooftop. On crée une architecture végétale avec :
des bacs “structure” (haies en bac, sujets plus hauts, brise-vue végétal)
des bacs “massif” (plantes de volume, floraisons, graminées)
des bacs “couvre-sol” (retombants, densité, finitions)
Le secret est dans le dimensionnement : un bac trop petit = plantes qui souffrent, arrosage infernal, rendu maigre. Un bac bien dimensionné = racines stables, croissance régulière, rendu dense.
2) La végétalisation verticale (treillage, grimpantes, claustra)
Très efficace quand on a peu de surface au sol, ou quand on veut casser un vis-à-vis sans “murer” la terrasse. On installe une structure (treillage, claustra, câble inox selon cas), puis des grimpantes adaptées à l’exposition.
Résultat : l’espace change de volume. On gagne en intimité sans sacrifier la lumière.
3) Les zones “jardin” en bacs grande taille (type jardinières profondes)
Quand on veut un vrai effet jardin sur dalle béton, on crée une ou deux grandes zones plantées plutôt que 25 petits pots. Ces zones permettent :
plus de profondeur de substrat
une palette végétale plus intéressante
un entretien plus simple (et souvent plus stable)
4) La terrasse mixte : sol + végétal + ombre
Souvent, végétaliser une terrasse béton passe aussi par “casser” la dalle visuellement : une partie du sol peut être reprise (ex : grès cérame sur plots), puis on compose la végétalisation autour (bacs, éclairage, coin ombragé). Cette approche marche très bien sur les grandes terrasses.
5) La végétalisation type toiture-terrasse (cas techniques, à cadrer sérieusement)
Sur certains toits-terrasses (selon structure, accès, étanchéité, charges), on peut aller vers un système de végétalisation plus “toiture végétalisée” avec couches drainantes/filtrantes/substrat dédiées. C’est un vrai sujet bâtiment : charges, eau, étanchéité, zones stériles, entretien. Les règles professionnelles dédiées existent pour cadrer la conception et la réalisation.
Dans la pratique, pour un particulier, la solution la plus simple et la plus maîtrisable reste très souvent : bacs + protection du support + drainage + arrosage.
Les points techniques à respecter (ceux qui font la différence)
Étanchéité : on ne “bricole” pas sur un toit-terrasse
Si votre terrasse béton est au-dessus d’un logement (ou d’un local), il y a de fortes chances qu’il y ait un complexe d’étanchéité. Ici, nos règles sont strictes :
pas de perçage sans validation technique
protection du support sous les bacs (plots, cales, tapis adaptés)
respect des évacuations et des relevés
accès maintenu aux points techniques
Le DTU 43.1 traite des ouvrages d’étanchéité sur toitures-terrasses en maçonnerie (choix des matériaux, protections, ouvrages annexes).
Poids et charges : le vrai “piège” de la végétalisation
La terre mouillée pèse lourd. Un bac profond, saturé en eau, plus le végétal, plus le vent sur un rooftop… ça se calcule.
Les documents techniques sur les terrasses/toitures végétalisées insistent sur la caractérisation des charges (substrat, drain, filtre, eau retenue).
Et, plus globalement, on retrouve des ordres de grandeur très différents selon le type de végétalisation (très légère vs intensive).
Concrètement, sur une terrasse en hauteur, si on a un doute sur la charge admissible, on ne devine pas : on vérifie (plan, syndic, bureau d’études si nécessaire). C’est une base de chantier sérieux.
Gestion de l’eau : drainage, évacuation, et arrosage
Une terrasse béton se rate souvent pour deux raisons opposées :
trop d’eau qui stagne (racines qui pourrissent, moustiques, salissures)
pas assez d’eau en été (plantes cramées, substrat sec, stress)
Nos réflexes :
bacs avec drainage sérieux
substrat adapté (qui draine mais retient ce qu’il faut)
paillage en surface pour limiter l’évaporation
arrosage pensé dès le départ (point d’eau, goutte-à-goutte si possible)
Sur l’arrosage goutte-à-goutte, les recommandations courantes rappellent qu’un goutteur couvre une zone limitée autour du pied, donc il faut dimensionner selon la taille des bacs.
Vent et exposition : rooftop ≠ terrasse sur cour
Deux terrasses en béton, même surface, peuvent demander des choix opposés :
plein sud, étage élevé, vent : on vise des végétaux résistants, des bacs stables, des écrans coupe-vent bien fixés, un arrosage fiable
cour intérieure ombragée : on travaille surtout les feuillages, la densité, la verticalité, et un éclairage doux le soir
C’est pour ça qu’on ne vend pas une “liste de plantes miracles”. On dessine une composition adaptée au microclimat du lieu.
Notre méthode aux Jardins de Julien pour végétaliser une terrasse en béton
Visite technique sur place
On prend les mesures, on lit l’exposition, on repère les vents dominants, les évacuations, les points d’eau/électricité, les contraintes d’accès, le support (dalle brute, étanchéité, revêtement). On parle aussi de votre usage : repas, détente, vis-à-vis, enfants, animaux, niveau d’entretien acceptable.Plan d’implantation
On place les zones : circulation, coin repas, coin détente, zones plantées, brise-vues. On évite l’empilement de pots. On cherche un rythme visuel clair, et un espace fluide.Choix des contenants et des matériaux
Bacs adaptés au lieu (stabilité, résistance, esthétique), protection du support, finitions. Si une reprise de sol est prévue (ex : grès cérame sur plots), on traite aussi les seuils et les zones techniques.Palette végétale cohérente
On compose avec des persistants (structure), des volumes (graminées, arbustes), des floraisons (si vous en voulez), et des retombants (finition). Le rendu doit rester propre même hors floraison.Arrosage et entretien
On met en place une solution réaliste : soit un goutte-à-goutte bien dimensionné quand c’est possible, soit une organisation simple (réserves, accès, planning) pour que ça marche en vrai. Ensuite, vous choisissez : entretien ponctuel ou suivi régulier.
Erreurs classiques (et comment les éviter)
Poser des pots directement sur l’étanchéité sans protection : risques de poinçonnement, zones qui retiennent l’eau, salissures.
Mettre “de la terre du jardin” en bac : trop lourd, se compacte, draine mal.
Multiplier les petits pots : arrosage ingérable, rendu dispersé, circulation pénible.
Oublier le vis-à-vis : on plante, puis on se rend compte qu’on manque d’intimité.
Ne pas prévoir l’arrosage : le premier été tranche, souvent brutalement.
Idées d’aménagement selon votre objectif
Créer de l’intimité : ligne de bacs “haie” + treillage/grimpantes + quelques volumes bas pour le relief.
Ramener de l’ombre : végétal + structure (claustra/pergola selon cas) + choix de feuillages denses.
Faire un “jardin” sur dalle : 1 ou 2 grandes zones plantées + finitions retombantes + éclairage d’ambiance.
Rendre une terrasse béton plus chaleureuse : reprise partielle du sol (selon faisabilité) + végétal structuré + éclairage doux.
FAQ
Faut-il percer une terrasse en béton pour végétaliser ?
Non, et sur une terrasse sur étanchéité, c’est souvent à éviter. On travaille avec bacs, structures, protections de support, et une gestion de l’eau bien pensée.
Est-ce que ça tient dans le temps ?
Oui, si les bacs sont dimensionnés correctement, si le drainage est sérieux, et si l’arrosage est cadré. Le projet doit être pensé pour la vraie vie, pas pour une photo du jour 1.
Peut-on végétaliser sans entretien ?
Sans entretien, non. Avec un entretien réduit, oui, en choisissant une palette végétale cohérente, une structure persistante, et un arrosage fiable.
Intervenez-vous sur des terrasses en béton à Paris ?
Oui. Nous intervenons à Paris et en Île-de-France, avec une forte activité dans les Hauts-de-Seine (Neuilly-sur-Seine, Levallois-Perret, Courbevoie, Puteaux, Boulogne-Billancourt, La Garenne-Colombes…).
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Les Jardins de Julien, experts en aménagement paysager, sont à votre disposition pour transformer vos espaces extérieurs. Que ce soit pour un petit balcon, une grande terrasse ou un jardin entier, nous proposons des solutions sur mesure adaptées à vos envies.
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Pour les plus chanceux, rendez vous directement dans notre bureau d’étude à La Garenne Colombes.
